La retraite offre un avantage et un inconvénient majeurs. D’un côté, nous disposons de plus de temps libre pour nous faire plaisir et voyager davantage. Mais d’un autre côté, nos revenus sont souvent inférieurs à ceux de notre vie active. Si vous êtes propriétaire, une solution pourrait être sous vos yeux ! Avez-vous déjà envisagé la location immobilière ? Voici quelques pistes qui pourraient vous convaincre d’augmenter vos revenus à la retraite grâce à la location immobilière.
La location immobilière pour augmenter vos revenus à la retraite
Pas besoin de posséder un vaste parc immobilier pour générer des revenus appréciables. Louer une seule pièce de votre logement peut déjà s’avérer très intéressant.
Louer une partie de votre propriété
À la retraite, il est fréquent de constater que notre logement est devenu trop grand. Beaucoup choisissent alors de déménager vers un espace plus petit. Mais conserver votre propriété et louer une partie de celle-ci peut être une excellente façon d’améliorer vos revenus. En plus des avantages financiers, cette cohabitation favorise le maintien d’un lien social de proximité. Cependant, le choix des locataires est une étape clé à ne pas négliger.
Les différentes options pour louer partiellement votre habitation
Vous pouvez louer une simple chambre ou, si vous disposez de suffisamment d’espace, proposer un logement indépendant. Cela peut être un studio, un appartement ou même une tiny house, très en vogue ces dernières années.
Selon vos préférences, vous avez la possibilité d’opter pour une location de longue ou de courte durée :
- location de longue durée : d’une durée légale de 1 an pour un logement meublé et de 3 ans pour une habitation vide. Elle intéresse les locataires désireux de vivre et de se domicilier chez vous.
- location de courte durée : d’une nuit à un an maximum. Cette option offre des loyers proportionnellement plus élevés, mais demande une gestion plus intensive et comporte un risque accru de vacance locative. En revanche, elle permet de faire de belles rencontres et de partager quelques bons moments avec vos locataires. Peut-être aurez-vous envie de leur faire découvrir votre passion, votre ville ou votre région.
Quel que soit le type de location, des démarches et des conditions sont à respecter. Je vous en parle plus loin.
La location saisonnière
Si vous vivez dans une région touristique, la location saisonnière peut être particulièrement rentable. Ce type de location n’est cependant pas réservée aux touristes. Il s’adresse à toute personne en déplacement temporaire, pour des vacances ou pour des raisons privées ou professionnelles.
La location à des étudiants
Le bail d’un meublé est généralement de 9 mois. Mais vous pouvez opter pour un bail classique d’un an. Il existe également le bail mobilité. Ce dernier peut s’appliquer à un étudiant, mais aussi à un stagiaire ou à un salarié en mission ou en formation professionnelle. Sa durée varie entre 1 et 10 mois.
Louer à un·e étudiant·e présente plusieurs avantages :
- la demande locative est forte dans les villes universitaires ;
- vous avez la possibilité de récupérer le logement durant les mois d’été pour le louer en tant qu’hébergement touristique ;
- vous disposez de garanties financières solides grâce aux aides au logement des étudiants et à la caution des parents ;
- vous profitez d’une fiscalité avantageuse. En louant une partie de votre logement à des étudiants, vous bénéficiez d’un abattement de 50 % sur vos revenus locatifs.
Louer un autre bien immobilier que votre habitation principale
Votre bien, peut-être issu d’un héritage ou d’un achat, représente une opportunité de revenus complémentaires.
Louer sa résidence secondaire

Si vous possédez une résidence secondaire, pourquoi ne pas la mettre en location pendant les périodes où vous n’y séjournez pas ?
C’est vrai que cette option présente quelques contraintes. Chaque nouvelle location nécessite votre présence pour la remise des clés, sauf si vous confiez cette tâche à une agence, ce qui engendre des frais supplémentaires. Et même avec une assurance adaptée, vous pourriez être confronté·e à des dégradations ou des vols. Cependant, ces inconvénients mis à part, la location peut se révéler très intéressante sur le plan financier. Les plateformes de location saisonnière proposent souvent des tarifs compétitifs qui maximisent vos revenus.
Si vous possédez un bien qui n’est pas une résidence secondaire, vous pouvez aussi envisager la location saisonnière. Pour davantage de sécurité, vous pourriez opter pour un bail de longue durée et louer à des personnes qui en feront leur résidence principale
Louer un bien non habitable
Un espace non habitable peut également être monétisé, à condition que cela ne perturbe pas votre quotidien. Pour éviter les malentendus, il est essentiel de fixer des règles claires dès le départ.
Voici quelques exemples de biens non habitables à louer :
- une cave ou un grenier pour le stockage,
- un garage ou un hangar, qui pourrait convenir à des entrepreneurs ou artisans,
- une place de parking, particulièrement prisée en zone urbaine.
Les conditions pour louer un bien immobilier
Peu importe logement proposé, il doit respecter des normes spécifiques :
- la décence : absence de risques pour la santé ou la sécurité des occupants ;
- les équipements : présence d’installations conformes pour l’électricité, le gaz, l’eau, le chauffage et la ventilation.
Avant toute mise en location, vous devez faire réaliser le dossier de diagnostic technique (DDT) par un professionnel certifié. Ce document doit inclure :
- les performances énergétiques (la consommation doit être inférieur à 450 kWh/m²/an) ;
- l’état des installations de gaz et d’électricité ;
- la présence éventuelle de plomb ou d’amiante ;
- les risques liés à la pollution ou aux nuisances sonores.
Pour éviter les litiges, réalisez un inventaire détaillé des équipements et installations. Faites-le signer par vos locataires. De plus, établissez un état des lieux d’entrée et de sortie pour toutes les locations de moyenne ou de longue durée.
Pour des informations à jour, vous pouvez consulter des sites spécialisés, comme LegalPlace.
Louer un bien en location saisonnière

La location touristique ou saisonnière obéit à des règles spécifiques qu’il est important de connaître.
Déclaration à la mairie
Avant de louer un bien pour des séjours de courte durée, vous devez déclarer votre logement à la mairie, car cela constitue un changement d’affectation, même partiel. Dans certaines villes, notamment celles de plus de 200 000 habitants et dans certains départements d’Île-de-France, une autorisation préalable peut être requise.
Meublé touristique
Pour les meublés touristiques, vous devez obtenir un numéro d’enregistrement via votre mairie ou le formulaire Cerfa disponible en ligne. Cette démarche n’est pas obligatoire si vous louez votre résidence principale. Mais dans ce cas, la durée annuelle de location est limitée à 120 jours par an (ou 90 jours dans certaines communes).
Réglementations municipales
De nombreuses villes adoptent des règles pour limiter le nombre de nuitées autorisées. Le but est de préserver l’accès au logement pour les résidents locaux tout en luttant contre la hausse des loyers. La pression immobilière est un des nombreux impacts du tourisme de masse.
Les impôts et les assurances
- Taxe de séjour : vous devez collecter cette taxe pour chaque nuitée et la reverser à la commune.
- Déclaration des revenus locatifs : si vous louez régulièrement, vous devez obtenir un numéro SIRET et inclure les revenus locatifs dans votre déclaration fiscale.
- Assurances : souscrivez une assurance responsabilité civile et habitation adaptée pour protéger vos biens et éviter tout désagrément.
Pour plus de détails, l’Institut National de la Consommation est une excellente source d’informations sur la réglementation des meublés touristiques.
La location à des étudiants

Les conditions relatives au logement
Pour être conforme, un logement étudiant doit respecter certaines normes minimales :
- surface habitable : au moins 9 m² avec une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 m ;
- équipements de base : installations électriques, sanitaires et système de chauffage conformes, ainsi qu’une cuisine équipée ;
- logement meublé : l’équipement minimum inclut un lit, une table, des chaises, de la vaisselle et des ustensiles de cuisine.
Dans certaines villes comme Paris ou Lille, des plafonds de loyers sont imposés. Vérifiez les règles locales avant de fixer le montant du loyer. Autre point : avant d’accepter un·e étudiant·e, demandez-lui une preuve de son statut. Cela peut être une carte d’étudiant ou une attestation de fréquentation de l’établissement d’enseignement.
Les garanties financières
Pour sécuriser vos revenus locatifs, vous pouvez exiger :
- une caution équivalente à un mois de loyer pour un logement vide et jusqu’à deux mois pour un logement meublé ;
- une caution parentale ou la garantie Visale, une solution gratuite pour les locataires de moins de 30 ans.
Trouver des locataires

Une fois votre logement prêt et les démarches administratives effectuées, il reste à trouver vos locataires idéaux. Voici quelques pistes selon le type de location.
La location de longue durée
Publiez votre annonce sur des sites populaires comme Logic-Immo, SeLoger, Bien’ici. Sans être une plateforme immobilière, Le Bon Coin propose un bel éventail de locations et convient spécialement aux transactions entre particuliers.
Vous pouvez aussi confier la recherche à une agence immobilière. Cela représente un coût, mais vous offre la tranquillité. L’agence peut fixer le bon prix, gérer les visites, sélectionner les candidats, rédiger et faire signer le bail.
La location saisonnière
Les plateformes spécialisées sont :
- Airbnb : le leader mondial pour attirer des voyageurs internationaux ;
- Booking.com : initialement orienté sur les hôtels, ce site s’ouvre de plus en plus aux locations touristiques ;
- Abritel/HomeAway : spécialisée dans les séjours familiaux, la plateforme propose beaucoup de maisons et d’appartements avec des équipements comme des piscines.
Si vous préférez traiter directement avec les locataires, tournez-vous vers des plateformes comme Le Bon Coin ou PAP Vacances. Pour les gîtes ou maisons à la campagne, Gîtes de France est un excellent canal.
La location à des étudiants
Vous disposez de nombreux outils pour trouver des locataires parmi les étudiants.
Les plateformes dédiées
- Studapart, ImmoJeune, Location-étudiant, Studylogement : ce sont les sites parfaits pour cibler les étudiants français ;
- Lacartedescolocs, Apartager : ces sites sont à privilégier pour promouvoir des colocations ;
- HousingAnywhere, Uniplaces,Spotahome : ces plateformes sont idéales pour toucher des étudiants étrangers.
Les réseaux étudiants
- Les réseaux comme le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) ou Lakaviz permettent de diffuser directement vos annonces auprès des étudiants.
- Certains établissements d’enseignement supérieur proposent des partenariats pour loger leurs étudiants.
Nous avons ici abordé les pistes de revenus complémentaires à la retraite en rentabilisant notre patrimoine. Mais il y a bien entendu une autre manière de financer notre retraite grâce à notre ou nos biens. La vente immobilière offre l’avantage de vous procurer un capital complémentaire en une seule fois. C’est à vous de voir quelle formule vous convient.