Que faire en vacances à Six-Fours-les-Plages ? La localité n’a sans doute pas le charme désuet de Sanary-sur-Mer ou l’attractivité de Bandol. Mais son patrimoine historique et son environnement naturel en font un des hauts lieux du tourisme de la région. J’ai beaucoup aimé mon séjour dans cette agréable station balnéaire. Je vous emmène la découvrir et vous dévoile mes 10 coups de cœur.
Que faire en vacances à Six-Fours-les-PLages ?
Située à moins de 10 km à l’ouest de Toulon et de sa rade magnifique, Six-Fours-les-Plages est différente de ses rivales. En effet, elle s’est d’abord développée côté terre. Ce n’est qu’avec l’avènement du tourisme qu’elle s’est tournée vers la Méditerranée, mais sans excès urbanistique. Le résultat est un bord de mer relativement calme et donc agréable. Les richesses de la ville sont à la fois naturelles et historiques.
Les beautés naturelles de Six-Fours-les-Plages
Côté nature, vous apprécierez la variété du littoral, qui alterne belles plages et criques plus intimes. Vous aimerez aussi sans doute le cap Nègre et le beau massif du cap Sicié, paradis des randonneurs sportifs. Et vous serez touché·e par la beauté sauvage et l’aspect parfois breton des îles du Gaou. Et que dire de la beauté et de la sérénité de l’archipel des Embiez ?
Les curiosités historiques
La splendide chapelle Notre-Dame de Pépiole est incontournable. Celle de Notre-Dame-du-Mai, plantée à 352 m au-dessus de la mer, l’est tout autant. Enfin, ne manquez pas d’escalader la colline à l’origine de la ville. Vous y découvrirez le vaste fort occupé par la marine, la collégiale Saint-Pierre et les vestiges de la chapelle Saint-Roch. De là, vous admirerez un large panorama depuis la rade de Toulon jusqu’à La Ciotat en passant par les îles Embiez et du Gaou.
Mon top 10 des choses à faire à Six-Fours-les-Plages
Il est temps de voir tout cela plus en détail. Vous êtes prêt·e ? Alors, c’est parti !
Ah oui, petite note : l’ordre de présentation est tout à fait arbitraire…
1. Les îles du Gaou

Les îles du Petit et du Grand Gaou ont la particularité d’être accessibles à pied tellement elles sont proches du continent. Un pont d’une vingtaine de mètres de long donne accès à la première, le Petit Gaou. Et c’est par une passerelle piétonne d’environ 50 mètres depuis cette île que l’on atteint le Grand Gaou.

Le Petit et le Grand Gaou
Par temps gris, ces deux îles s’amusent à nous faire croire que nous sommes en Bretagne. J’ai vécu cette expérience et je vous confirme que c’est l’impression qu’elles m’ont donné. Le Petit Gaou est minuscule (2 100 m², soit à peine 2 terrains de football). Autant dire que l’on en a vite fait le tour. Le Grand Gaou est un peu plus grande : environ 500 m par 150 m.
Cette île est aménagée avec la volonté d’en préserver l’aspect sauvage. C’est pourquoi les chemins sont bordés de palissades protégeant la flore typique. Faire le tour de l’île permet d’apprécier la variété des paysages. Petites plages, criques, falaises découpées se succèdent au fil de la promenade. Vous pourrez y observer les pins anémomorphosés, c’est-à-dire déformés par le vent. Autre centre d’intérêt : la petite mer de sable au milieu de l’île. De plus, de belles vues se dégagent sur le littoral du continent, mais aussi sur l’île des Embiez, toute proche. En effet, la pointe du Gaou est à moins de 100 m de l’île Ricard.





La lagune
Elle s’étend sur 500 hectares entre le Brusc, les îles du Gaou et les Embiez. C’est un espace protégé par Natura 2000 et le Conservatoire du Littoral. Cette zone, recouverte d’une eau très peu profonde, est une nurserie pour les poissons et la flore marine. C’est pourquoi la navigation à moteur ou à voile et le piétinement y sont interdits.

2. L’archipel des Embiez

Je vous l’annonce tout de suite. C’est mon gros coup de cœur. J’ai a-do-ré m’y balader !
Vous pouvez accéder aux Embiez en empruntant la navette estivale depuis Sanary-sur-Mer. Mais le plus pratique est de prendre le bateau au joli petit port du Brusc. Le trajet ne dure alors qu’une douzaine de minutes. Résidant à Six-Fours-les-Plages, c’est l’option que j’ai choisie.
Un projet de cœur du roi du pastis
Paul Ricard, le créateur de la célèbre boisson anisée éponyme, achète les Embiez en 1958. Son ambition ? En faire un lieu de vacances idéal pour les familles, dans un environnement naturel intact. Il en conçoit et dessine tous ses aménagements dans les moindres détails. Les constructions sont concentrées autour du port de plaisance. On y trouve des appartements, un hôtel, quelques boutiques et restaurants. Quant au reste de l’île, il est vierge de toute habitation.




L’île ne fait que 95 hectares et peut facilement se visiter à vélo, à pied ou à bord du petit train. Pour ma part, j’ai décidé de parcourir les 7 km du sentier littoral, qui permet de faire le tour complet du site.
Le tour de L’île
Le sentier longe agréablement la côté ouest, sauvage et rocheuse, et offre de très belles perspectives sur la mer et les îlots de l’archipel. Dans la partie sud, le sentier monte à l’assaut de la pointe du Coucoussa, sommet de l’île (65 m) occupé par la tour de la marine. De là, la vue est splendide sur l’île du Grand Gaou et le massif du cap Sicié. Au pied de la tour, à l’abri des regards, repose Paul Ricard selon son souhait.








En redescendant, on découvre de belles vues sur le domaine viticole et les anciens marais salants des Embiez. Devant nous, s’offre le littoral depuis Six-Fours-les-Plages jusqu’aux calanques de Marseille. Après avoir longé les anciennes salines, puis profité de nouvelles perspectives sur la mer et la côte, on retrouve le port.





Autour du port
Revenu·e au point de départ de votre balade, arrêtez-vous à la jolie chapelle romane Sainte-Cécile, chère à Paul Ricard. Découvrez également les nombreux panneaux informatifs. L’institut océanographique, actuellement en rénovation, propose, à l’extérieur, une série de panneaux didactiques sur la richesse et la biodiversité des fonds sous-marins. Et puis attardez-vous devant l’exposition Paul Ricard le long des quais. Elle présente les nombreuses passions de l’homme d’affaires à la fois humaniste et visionnaire.


Je ne sais pas en ce qui vous concerne, mais cette belle balade m’a donné soif. Et hop, un bon pastis, mieux un Ricard. Quelle merveilleuse façon de terminer la journée et d’attendre le bateau !

Au fait, comme moi, vous aimez les balades sur les petites îles ? Alors, mon article 3 merveilleuses petites îles à découvrir sans prendre le bateau devrait vous intéresser !
3. Le cap Nègre

La promenade du cap Nègre est agréable, mais peut s’avérer assez venteuse par mauvais temps. Du parking, on accède au joli parc de la Méditerranée agrémenté de pins, de palmiers et de pièces d’eau. Ce parc a fait et fait actuellement (lors de la rédaction de cet article) l’objet d’importants aménagements. Dès fin 2024, il sera possible de visiter plusieurs jardins à thèmes : aride, d’acclimatation, aquatique et méditerranéen. De quoi rendre la balade encore plus incontournable !


La pointe du cap Nègre, couverte de la flore provençale typique, est occupée par la batterie du même nom. Cette construction en carré, accessible par un pont-levis, date de 1846. Elle faisait partie du système défensif du littoral toulonnais. On peut y pénétrer et découvrir des expositions temporaires. De la pointe, de très belles vues se dégagent. Vers le nord, vous verrez Sanary et sa baie, Bandol et le littoral jusqu’à La Ciotat. Vers le sud, la vue porte sur la côte jusqu’au Brusc, le Gaou et les Embiez.




4. Le sentier du littoral de Six-Fours-les-Plages

Le sentier du littoral de Six-Fours-les-Plages comprend deux tronçons bien différents. Le premier longe la côté ouest et est facilement accessible. Le deuxième parcourt le littoral du cap Sicié. Le relief accidenté le réserve donc à ceux bénéficiant d’une bonne condition physique.
L’itinéraire de la plage de Bonnegrâce au port du Brusc est long de 5,7 km. Il ne présente pas de difficulté majeure, malgré la montée au cap Nègre. C’est une promenade agréable avec une vue permanente sur la mer et les Embiez. Elle permet de longer plages et criques, bordées par une végétation généralement basse. Vous pourrez, au cours de votre progression, observer des espèces telles que l’agave d’Amérique ou le figuier de Barbarie. Le hameau du Brusc, avec son petit air tropézien, est idéal pour vous reposer et vous désaltérer. Pour le retour, vous avez 2 possibilités : repartir à pied ou emprunter le bus des lignes 72 ou 87.

La seconde partie du sentier mène du Brusc au site de Notre-Dame-du-Mai, à plus de 350 m d’altitude. Cet itinéraire, long de 6 km (12 km aller-retour) traverse une partie du massif du cap Sicié et est qualifié de sportif. Le parcours est de toute beauté et particulièrement varié, entre mer et montagne. Zones dégagées, sous-bois, fleurs éclatantes et forêt profonde s’y succèdent.

Attention : le massif du cap Sicié est fermé, pour risques d’incendie, du 15/6 au 15/9 ! Tenez-en compte dans votre planification de randonnées ou de visite à la chapelle Notre-Dame-du Mai.
5. Le massif du cap Sicié

Le massif du cap Sicié occupe la partie sud de Six-Fours-les-Plages et de sa voisine, La Seyne-sur-Mer. Les plus en jambes pourront parcourir le sentier du littoral ou effectuer d’autres randonnées, en boucle ou en aller-retour. C’est aussi là que les plus courageux et motivés, car c’est très pentu, accèderont aux plages les plus secrètes et sauvages. Mais le massif se parcourt aussi en voiture. C’est le cas si vous souhaitez vous rendre à la chapelle Notre-Dame-du-Mai, ce que je vous recommande.

6. La chapelle Notre-Dame-du-Mai

Appelée aussi Notre-Dame de Bonne Garde, cette chapelle date de 1625 et fait, depuis toujours, l’objet d’un pèlerinage. En témoignent les centaines d’ex-voto en toile (les plans anciens) ou en marbre (les plus récents) qui tapissent les murs intérieurs.
Aujourd’hui, bon nombre de visiteurs sont des touristes qui s’y rendent pour admirer le splendide panorama. Celui-ci s’étend des îles d’Hyères aux calanques de Marseille en passant par la rade de Toulon et les Embiez. Mais pour en bénéficier, il faut avaler un fameux dénivelé, même si vous êtes motorisé·e. Car il faut exécuter le dernier kilomètre à pied, sur une route très pentue.




7. La chapelle Notre-Dame-de-Pépiole

Pépiole est une pépite ! C’est un des plus beaux exemples de monument préroman français. Datant du 6e siècle, la construction est remarquable par son assemblage de pierres, ses deux campaniles et ses 3 petites chapelles en demi-cercle. La quiétude des lieux, parmi les pins, les cyprès et les oliviers, ajoute au charme du site. L’intérieur, brut, dégage beaucoup de sérénité.


8. La colline du fort

Le fort militaire qu’occupe la marine date de la seconde moitié du 19e s. Construit au sommet de la colline, à 200 m d’altitude, il se situe à l’endroit où se trouvait le premier village. De l’époque médiévale, ne subsistent qu’une partie de la collégiale Saint-Pierre et les vestiges de la chapelle Saint-Roch.
Installée au pied du fort, la collégiale se trouvait juste en dehors des fortifications aujourd’hui disparues. Elle date de plusieurs époques : 5e, 11e et 17e siècles. Ainsi, une nef est romane et l’autre est gothique. L’intérieur de l’édifice est chaleureux et reposant grâce à la douce lumière filtrant à travers les vitraux colorés.


À 300 mètres de là, se trouvait la chapelle Saint-Roch. Il n’en reste qu’une petite partie. Ces maigres vestiges sont appréciés par les amateurs de belles photos, grâce au splendide et large panorama qu’offre l’endroit. Je vous conseille d’y aller en soirée, car Il paraît que les couchers de soleil y sont splendides. Je n’ai pas eu l’occasion de m’en rendre compte, car il faisait mauvais quand je m’y suis rendu.


9. Les plages

Oups ! je me rends compte que je n’ai pratiquement fait aucune photo des plages de Six-Fours-les-Plages. Et pourtant, il y en a pas mal !
Une des plus grandes plages de la côte
La plage de Bonnegrâce démarre à la sortie de Sanary-sur-Mer. Avec ses 1 200 m, elle est, après celle des Lecques, la plus longue du littoral entre Marseille et Toulon. Faite de gravillons et de gros sable, c’est la plage familiale par excellence. Elle est bien équipée (location de matelas en haute saison) et dispose d’une zone de baignade pour chiens. Ses vagues permettent la pratique des sports nautiques. La promenade Général Charles de Gaulle, avec ses restaurants, la longe agréablement.
De nombreuses petites plages et criques
Jusqu’à la pointe du cap Nègre, de petites plages se succèdent. Celles-ci profitent du relief et du littoral accidenté pour offrir un cadre plus intime et naturel. Ce sont Les Tamaris, Antoine-Baptiste (ma préférée) et Constantin. Au sud du cap, on trouve les Roches Brunes, puis la Coudoulière, plus grande que les précédentes. Le cadre de cette plage est joli. Mais elle souffre du trafic de la route à quelques mètres. Après les criques du Rayolet Parc et des Girelles, puis la petite plage du Rayolet, voici la belle plage du Cros. Aussi bordée par la route, elle offre une belle vue et a l’avantage d’être de sable fin.
Les petites plages les plus belles et les plus sauvages se trouvent sur la côte sud. Le relief accidenté rend leur accès plus difficile et sportif. Il s’agit des magnifiques sites du mont Salva et de Pierredon. Et puis, il y a aussi les petites plages sur l’île du Grand Gaou et surtout celles des Embiez, comme celle illustrée ci-dessus.
10. Les environs
Six-Fours-les-Plages est le point de départ idéal pour visiter les nombreux trésors de la région. Lors de mon séjour, j’ai découvert les charmes et les beautés de la côte vers l’ouest jusqu’aux calanques de Cassis :








La région vous réserve encore bien d’autres trésors comme :
- Toulon avec son vieux quartier, son célèbre marché provençal, sa somptueuse rade et l’impressionnant massif du mont Faron ;
- Hyères, la ville du palmier, avec ses splendides jardins, la presqu’île de Giens et les îles d’Or (Porquerolles, Port-Cros et Levant) ;
- les nombreux buts de randonnées vers le mont Caume, le Gros Cerveau et, plus au nord, le massif de la Sainte-Baume ;
- les villages typiques de l’intérieur comme Ollioules, Évenos, Le Castellet ou La Cadrière-d’Azur.
Vous voulez en savoir davantage ? Les différents bureaux locaux et l’Office de Tourisme Provence Méditerranée se feront un plaisir de vous informer et de vous conseiller.
Maintenant, vous savez quoi faire en vacances à Six-Fours-les-Plages ou dans sa région.
Vous connaissez bien la localité et la région ? Quel souvenir en gardez-vous ? Quelles sont vos recommandations ? Merci de partager votre expérience dans les commentaires😉.